Le cyberespace représente une nouvelle dimension virtuelle, la troisième dimension, qui permet aux Etats du globe d’étendre leurs territoires géographiques et d’opérer hors cette contrainte physique, qui les lie et emprisonnent sur un territoire restreint, en délimitant leurs champs d’action.

Alors que le cyberespace, repousse les frontières, ainsi que leur souveraineté des Etats et mieux, contrôler et surveiller leurs propres citoyens et les citoyens ou décideurs des autres. A titre d’exemple, et pendant les élections de 2013 en Iran, et vu la situation de guerre non déclarée entre les Etats-Unies d’Amériques et l’Iran depuis 1979, le département américain a demandé à Twitter, qui est une entreprise privée, de repousser les opérations de maintenance qu’elle envisageait d’effectuer pour cette zone du globe, afin de permettre à l’opposition d’utiliser les réseaux sociaux pour exprimer leur colère et positions du contre-pouvoir. Donc, les réseaux sociaux, qui font partie du cyberespace, sont manipulés et utilisé comme des relais pour assurer une continuité de la politique officielle des services de l’Etat américain, et d’une manière informelle. C’est un outil qui permet de travailler pour l’agenda des officiels tout en manipulant les citoyens, sans qu’ils soient au courant ou conscients de ce qui se prépare.

La même chose a été entrepris par d’autres pouvoirs, en plus des Etats-Unis d’Amériques, pendant le printemps arabe, et qu’ont des intérêts stratégiques dans la région, car ils ont soutenu les personnes qu’ont été des responsables dans ces mouvements, par la mise à leur disposition de la logistique nécessaire en terme moyens techniques, leur donner accès à des réseaux privés, même au moment où les pouvoirs en place ont essayé de réprimer et étouffer ces mouvements par le biais de couper l’accès à Internet. En plus par leur offrir des formations sur les manières de mener et réussir des révoltes pacifiques.

Maintenant, et pour mieux contrôler Internet, un certain nombre de pouvoirs ont reconfiguré, voire aller jusqu’à repenser toute l’architecture d’Internet afin de mieux contrôler le réseau. On peut citer à titre d’exemple ‘’la grande muraille du net’’, une politique suivie par la Chine, par cette pratique, il y a une institutionnalisation et limitation des frontières du cyberespace, supposé, en principe libre et sans limites.

 

La Chine, la Russie, et l’Iran, tous les trois essaient actuellement de créer leur propre réseau et de dépasser le web mondial, mis en place, et qui interconnecte le globe entier. Cette ambition s’explique par deux facteurs essentiels, le premier est la volonté de dépasser tout risque d’espionnage, surveillance et de contrôle, la deuxième raison est de pouvoir contrôler eux-mêmes leurs citoyens ainsi que d’entreprendre des actions qui jouent en leurs faveurs sans être aperçu, ni contrôler par les autres Etats.

Donc c’est un avertissement de la fin de la liberté cybernétique et le début d’un nouveau système de contrôle, non déclaré !

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